![]() Joyce AÏN, Présidente |
Toute l'équipe de CaMed s'unit pour formuler nos Meilleurs Voeux en ce début d'un An Neuf... Plus que jamais, la solidarité et l'amitié nous semblent des valeurs essentielles à partager, et notre effort encore et toujours "Mettre la psychanalyse à la portée de tous, reste notre ambition", nous explique Joyce AÏN, la Présidente de Carrefours & Médiations et Psychanalyste elle même, Membre Adhérente de la Société Psychanalytique de Paris « Tous nos conférenciers parlent des plus grands sujets de psychologie et de psychanalyse dans un langage compréhensible par tous. » Depuis maintenant plus de vingt cinq ans, CarMed invite à se rencontrer au cours de débats pluridisciplinaires, conférences congrès et de formations. C'est donc toujours notre objectif car c'est cette multiplicité qui fait la richesse de la psychanalyse comme celle de notre Association... |
Nous vous proposons un tableau de la psychanalyse tel qu'il se profile actuellement pour vous aider à vous y retrouver au travers des différents groupes, des langages variés et des différentes idées.
Il est primordial, pour travailler avec rigueur, de pouvoir situer un texte tant dans son contexte spatio-temporel que dans son cadre théorique de référence. Citer ou opposer des textes ou des auteurs sans tenir compte de ces paramètres provoque souvent les pires aberrations.
Il est donc nécessaire de réaliser que la psychanalyse moderne n'est pas un bloc monolithique mais qu'elle est constituée de diverses tendances mettant l'accent sur un aspect ou un autre..
Identification projective et Internet
Le syndrome de Munchausen se caractérise par le besoin d'attirer l'attention du corps médical en feignant une maladie. Les personnes présentant ce syndrome peuvent aller jusqu'a prendre des laxatifs pour perdre du poids ou se saigner pour mimer une anémie. Il existe également une variante dite "par procuration" dans laquelle la personne invente des maladies à un tiers, la plupart du temps un enfant. Elle peut également blesser l'enfant et le présenter au corps médical pour des soins.
Le
bonheur ? Vaste programme !
par Dominique Dhombres
Par Dominique Dhombres, Le Monde du 19/12/2008 SY EN MOUVEMENT ° 19122008
Que dois-je faire pour être heureux ? C'est la question que pose avec insistance Stéphane Osmont dans l'amusant documentaire intitulé "A la poursuite du bonheur", diffusé mercredi 17 décembre sur Canal+.
Comme Candide, il cherche donc. Il faut écouter son corps, disent les uns. Manipuler des cristaux, selon d'autres. Avaler de la poudre de perlimpinpin garantie 100 % efficace ? Ou encore, comme Léon Tolstoï, boire du lait de jument ? Si tout cela ne suffit pas, il faut, de toute urgence, consulter David Servan-Schreiber, grand maître en la matière.
Tiens ! Il ne préconise plus vraiment les Oméga 3, comme l'an dernier. Il propose cette fois un thé blanc à la rose, dont il dit merveille. Le mieux, selon lui, est d'être médecin ou pompier. Mais ce n'est pas donné à tout le monde ! "L'essentiel est d'avoir des relations humaines qui me donnent le sentiment d'être apprécié, d'être enrichissant pour les autres", dit-il. Les exercices respiratoires ne sont pas mal non plus. Certes, mais encore ! Notre Candide n'est toujours pas satisfait.
Il va donc faire le tour de la planète des docteurs en bonheur. Ils sont nombreux, souriants, et très sûrs d'eux. Cela doit faire partie du traitement. On rencontre ainsi la star du moment, l'Américain Tal Ben-Shahar, pape de la "psychologie positive", une discipline apparue il y a dix ans. Que faut-il faire pour être heureux ? Mais de l'exercice, voyons ! Pas seulement physique. Des exercices de gratitude, aussi. Comme rien, décidément, ne marche pour lui, notre Candide va voir un certain Richard Davidson, directeur du laboratoire de neurologie affective (eh oui, ça existe !) de l'université du Wisconsin. On lui met des électrodes en masse sur le crâne qui forment comme une sorte de poulpe et on lui demande de méditer afin de mesurer les flux électriques de son cerveau. Pas très concluant non plus. Candide n'est pas doué pour la méditation. Il poursuit sa quête auprès du Français Boris Cyrulnik, qui lui conseille d'aller voir en Europe du Nord. Cap sur Ringköbing, censée être la ville la plus heureuse du pays, le Danemark, le plus heureux du monde. Le maire l'accueille volontiers et confirme. On est très heureux à Ringköbing ! Hélas, ce bonheur affiché se paye, comment dire, d'un certain sentiment d'ennui. Le voyage n'est pas fini. Il reste encore Daniel Kahneman, Prix Nobel d'économie 2002, qui à Princeton (New Jersey) définit des critères pour mesurer et comparer le niveau de bonheur existant en tout lieu du vaste monde. C'est en Europe qu'il est le plus élevé, lui révèle celui-ci.
La boucle est donc bouclée et le voyageur revenu à son point de départ. Avec une conclusion pleine de sagesse. On peut se rendre très malheureux à vouloir chercher le bonheur à tout prix.
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Prochaine Conférence
Jeudi 15 Janvier 20H30 22H30
Espace du Sénéchal
17 rue Rémusat Toulouse
Participation 10 €
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"Mémoire du corps et transgenérationnel" Dr Gérard OSTERMANN [Professeur de thérapeutique, Médecin Interniste, Psychothérapeute à Bordeaux]
et Sylvie CHABEE
SIMPER [Psychologue Psychanalyste Sociologue à Lunel]. A partir de vignettes cliniques empruntées au champ de la douleur et des troubles des conduites alimentaires les auteurs se proposent d’aborder la question de la mémoire du corps dans une perspective transgénérationnelle, sous l’angle d’une question un peu provocatrice : Je déprime ou je somatise ? La mémoire s'enracine dans les expériences sensorielles à l'origine de traces mnésiques qui se superposent à l'héritage génétique et à la transmission transgénérationnelle. Tous ces éléments vont être impliqués dans le processus de somatisation si la problématique ne peut être symbolisée et pensée : trauma, deuil, secret de famille peuvent ainsi se transmettre sans mise en représentations. La réminiscence et la reconstruction de l'histoire du sujet permettent d'accéder à la dépression.
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Réminiscences
entre mémoire et oubli...
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Les hystériques souffraient, selon Freud, de "réminiscences". Il en conçut une conception nouvelle de la mémoire et de l’oubli sans pour autant poser d’emblée l’idée du refoulement comme mécanisme inconscient de l’oubli puisqu'il prête d’abord à ses patients le désir de ne pas se souvenir, la volonté consciente d’oublier. Mémoire et oubli se situent donc au coeur des pratiques de la psychologie, psychiatrie et de la psychanalyse : toute psychothérapie ne présuppose-t-elle pas ne théorie de la mémoire ? |
Jeudi 15 Janvier 2009 :
"Mémoire du corps et transgenérationnel"
Dr Gérard OSTERMANN [Professeur de thérapeutique, Médecin Interniste, Psychothérapeute à Bordeaux]
et Sylvie CHABEE SIMPER [Psychologue Psychanalyste Sociologue à Lunel].
A partir de vignettes cliniques empruntées au champ de la douleur et des troubles des conduites alimentaires les auteurs se proposent d’aborder la question de la mémoire du corps dans une perspective transgénérationnelle, sous l’angle d’une question un peu provocatrice : Je déprime ou je somatise ?
La mémoire s'enracine dans les expériences sensorielles à l'origine de traces mnésiques qui se superposent à l'héritage génétique et à la transmission transgénérationnelle. Tous ces éléments vont être impliqués dans le processus de somatisation si la problématique ne peut être symbolisée et pensée : trauma, deuil, secret de famille peuvent ainsi se transmettre sans mise en représentations.
La réminiscence et la reconstruction de l'histoire du sujet permettent d'accéder à la dépression.
Jeudi 12 Mars 2009 :
"Traces mnésiques : la Sophrologie, un outil pour la Psychanalyse"
Maithé MONERAT [Psychothérapeute et Formatrice].
Que ce soit de l'ordre de l'oubli ou du refoulé, nous comprendrons :
- comment la Sophrologie Caycédienne amène le sujet à se rémémorer les évènements, l'objet des perceptions qui se trouvent inscrites dans la mémoire et sous quelles formes.
- par quelle technique, quelle relaxation particulières les traces mnésiques sont réactivées.
- comment elles subsistent chez le sujet . soit en terme de traumatisme
. soit en terme de réactualisation du souvenir positif.- et comment dans les deux cas, au cours de chaque séance, l'"ancrage" d'un souvenir positif permet au sujet d'accepter l'affect refoulé et de lever toute angoisse et résistance s'y rapportant, pour mieux se projeter dans son avenir.
Mardi 5 Avril 2009 :
"L’EMDR, se souvenir sans souffrir"
Isabelle Meignat Ordoux (psychothérapeute, psychologue clinicien, thérapeute familiale et systémique, superviseur EMDR Europe)
Souvent avec le temps les évènements difficiles que nous traversons se transforment dans notre mémoire. Certains deviennent des souvenirs neutres, d’autres restent douloureux. Ainsi une simple évocation peut aviver en nous des émotions difficiles, des croyances négatives irrationnelles sur soi et, ou des sensations corporelles inconfortables dans le présent. C’est un peu comme si certains évènements étaient « stockés » de façon dysfonctionnelle dans un réseau de mémoires inadapté, toujours actif là et maintenant. Francine Shapiro, en 1987 découvre une approche psychothérapeutique qui permet à ces mémoires du passé actives douloureusement dans le présent de devenir des mémoires neutres par un retraitement spécifique. Elle le l’appellera « EMDR ».Nous verrons comment ce modèle du traitement adaptatif de l’information par l’intégration neuro-émotionnelle validé scientifiquement par de nombreuses recherches permet de se souvenir sans souffrir.
Mardi 7 Mai 2009 :
"Morte saison sur la ficelle"
Marie Didier (médecin et écrivain) présentera son livre discutée par Kalou Estrella (Responsable de Réseaux d'Accueils)
« Dans l’apparence des choses, il ne semble exister aucun lien entre le scarabée renversé par la tige d’une campanule, la rondelle de latex découverte chez un amant sans désir, la douce pluie de juin sur le bois d’un cercueil ou le regard charbonneux d’étrangers en grève de la faim couchés sous une tente en plein vent. Pourtant une surprise chaque fois va jaillir….[Souvent brutale mais aussi parfois lente, exigeant des années pour mûrir, cette surprise ne résidera pas nécessairement dans une chute finale mais bien, comme pour chacun d’entre nous, ]... dans la révélation minuscule et violente d’une sensation oubliée ou encore inconnue, d’une désillusion,d’une liberté s’ouvrant en plein désastre ou d’un éblouissement paisible. »
Jeudi 18 Juin 2009 :
"L'Algérie à l'ombre de Maria "
Luce Rostoll (psychologue) présentera son livre discutée par Cathy Estrella (Enseignante)
Maria mourut le jour de mon premier anniversaire. La disparition de Maria l'insoumise, ce jour d'octobre, inscrivit la mort à l'aube de ma vie, comme un signe particulier invisible. Empreinte sournoise, plus radicale que la tache brune de naissance sur ma cuisse que je caressais enfant, persuadée de pouvoir être ainsi reconnue entre mille. La mort de ma grand-mère constitue mon premier souvenir. Ces réminiscences ont curieusement échappé à l'amnésie infantile. Les images comme les séquences d'un rêve ou plutôt comme les détails d'une scène vécue dans un passé lointain, hors du temps, revenaient, étranges, détachées de tout. Ces apparitions finissaient par devenir familières. Elles s'allumaient comme des fenêtres dans la nuit, pour moi seule.